Les apports du programme Erasmus

Mis à jour le 22/12/2009
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Etude d'impact

Une étude d'impact a été mandatée par le service Erasmus au premier semestre 2009 auprès du cabinet Europe Project avec pour objectif d'évaluer si les nouveaux types de mobilités introduits dans le programme Erasmus du programme intégré d'éducation et de formation tout au long de la vie en 2007 (mobilité de stage en entreprise pour les étudiants et mobilité de formation pour le personnel) avaient pu avoir un impact sur la qualité de la relation entre universités et entreprises.

Cette étude, nommée IMERA (Impact du programme Erasmus) est intervenue après une année d'expérimentation seulement de ces nouvelles mobilités, ce qui a probablement pu influencer les résultats et les analyses. A titre d'information, les mobilités Erasmus stages et de formation sont en forte augmentation pour 2008/2009 et plus particulièrement pour les mobilités de formation de personnel que les établissements commencent à s'approprier.

 

Cette étude est disponible ici de façon synthétisée. En voici les principales conclusions :

 Les résultats de l'étude apportent un éclairage intéressant sur le programme ERASMUS et l'impact de ces nouvelles mobilités sur la relation Université-Entreprise.

Il apparaît de façon évidente que cette relation est encore à construire : ces périodes de stage ne sont pas souvent envisagées comme un test grandeur nature de la pertinence et de l'adéquation des formations aux besoins des entreprises. Les stages ne sont envisagés par les établissements que pour le bénéfice de l'étudiant ; il semblerait de ce point de vue que les établissements et les entreprises d'accueil n'aient pas encore exploré tous les bénéfices qu'un tel dispositif peut apporter aux structures d'envoi et d'accueil.

Il est étonnant de constater que les réponses faites par les établissements au sujet de l'impact des mobilités pour les entreprises sont parfois en contradiction avec les réponses des entreprises (valorisation des réseaux, augmentation de l'impact par l'augmentation de la durée des stages), ce qui confirme une certaine méconnaissance de ces deux mondes. Les établissements et les structures d'accueil sont en outre d'accord sur le fait qu'un meilleur suivi améliorerait l'impact des mobilités (stages et mobilités de formation) et sur la pertinence de structures d'interfaces pour améliorer la qualité de ces nouvelles mobilités ERASMUS.

La préparation et le suivi des stages sont très disparates en fonction des établissements ; les plus petits mettent en place beaucoup plus d'outils, de bonnes pratiques alors que les plus gros établissements semblent assumer une charge de gestion qui ne leur en laisse plus le temps.

Le fonctionnement de la mobilité transnationale semble aussi varier considérablement d'un établissement à l'autre ; parfois, un service ou une personne est dédié à sa gestion alors qu'il arrive aussi que les enseignants (en langues, le plus souvent) assument ce rôle sur leur temps libre.

Tous les répondants à notre enquête se retrouvent à ce sujet sur un point : des structures d'interface chargées d'organiser et de suivre l'organisation des mobilités transnationales (stages ou mobilités de formation) en amélioreraient l'impact et la qualité.

Il est curieux de constater que de ce point de vue, les consortiums ne semblent pas être exploités au maximum des bénéfices qu'ils peuvent présenter : jusqu'alors, les établissements les envisagent comme des dispositifs de mutualisation de la gestion administrative et financière des stages ERASMUS.

Il apparaît au regard des résultats de l'étude IMERA que les établissements n'ont pas encore exploité tous les intérêts de cette possibilité nouvelle du programme ERASMUS.

Il est aussi apparu clairement au vu des réponses des étudiants que la période de stage est non seulement une occasion de mise en pratique mais qu'elle permet aussi une acquisition de savoirs théoriques ; le stage apporte donc de nouvelles connaissances théoriques complétant celles acquises dans le cadre de la formation.

Enfin, les réponses apportées par les uns et les autres confirment le rôle du programme ERASMUS sur l'européanisation du marché du travail puisque plus de 50% des jeunes  ayant participé à un stage ERASMUS souhaitent rechercher un emploi à l'étranger et plutôt dans le pays où a été effectué le stage.

En ce qui concerne plus particulièrement les mobilités de formation des personnels, cette possibilité nouvelle dans la programme ERASMUS est encore sous-exploitée par les établissements (seuls 1/3 des répondants avaient prévu d'organiser une ou des mobilités de formation de personnels en 2007-2008). Ces mobilités sont principalement organisées depuis des établissements de grande taille où elles sont plus faciles à mettre en oeuvre : dans une petite structure, l'absence d'un salarié sera plus difficile à compenser.

Dans le domaine des mobilités de formation des personnels, comme dans celui des stages, les répondants sont convaincus que des structures d'interface ayant vocation à animer et gérer ces projets en amélioreraient l'impact et la qualité

Etude europénne sur l'impact du programme Erasmus : qualité, ouverture et internationalisation

La Commission européenne vient de rendre publique une étude sur l'impact d'Erasmus depuis sa création en 1987. Elle s'est appuyée sur une enquête menée au niveau européen auprès d'environ 750 directeurs d'établissements et plus de 1 800 coordonnateurs Erasmus à la fois dans les bureaux internationaux et les facultés. Ses principales conclusions concernent les incidences du programme à deux niveaux: les politiques et les institutions.

Selon 30% des établissements enquêtés, un résultat inattendu est l'impact positif enregistré dans le domaine du renforcement de la coopération entre les universités et les entreprises.Pour près de 90% des coordonnateurs centraux Erasmus, leur institution a acquis progressivement un profil plus international, et près de 50% d'entre eux reconnaissent au programme Erasmus une incidence élevée, voire très élevée, en renforçant le professionnalisme de la gestion des établissements d'enseignement supérieur. L'encadrement des établissements d'enseignement supérieur a admis, dans une proportion de 92 %, que la participation au programme Erasmus a favorisé la modernisation de leur établissement et l'introduction de changements institutionnels.

[Pour en savoir plus, résumé et étude complète]